






Léo Drouyn déclare que ‘l’église Saint Hilaire de Rimons est fort intéressante à cause des diverses restaurations et changements qu’elle a subi et dont on peut parfaitement suivre les traces’.
Inscrite au titre les Monuments Historique le 21 novembre 1925, l’église Saint-Hilaire est une curiosité architecturale : l’édifice présente deux nefs et deux clochers.
A l’origine, l’église Saint hilaire est un édifice roman avec une longue nef sans contrefort, bâtie en petits moellons et de petites ouvertures. Elle date du 11è ou 12ème siècle.
Sans doute suite à une destruction partielle, vers 1500, on conserva son chevet et on édifia à l’est une belle nef gothique à deux travées à nervures sans chapiteau. L’arc triomphal au-dessus duquel se dressait un clocher pignon a été muré. On voit encore la trace des deux fenêtres pour les cloches et le sommet de l’ancien arc triomphal qui portait le clocher-mur. Le clocher actuel est au-dessus du nouvel arc triomphal.
Les nouvelles modifications entraînent le changement d’orientation du chœur du cœur de l’église. Traditionnellement à l’est, celui de Rimons est à l’ouest.
L’ancienne nef a été réhabilitée en salle culturelle.





Le clocher plat triangulaire est percé de 3 baies, chacune d’elle possédant une cloche. Le sommet du clocher est muni d’une galerie en bois. Le nombre imposant de cloches pour une si petite paroisse prouve qu’au temps passé, Rimons a joué un rôle important.
Outre ses 2 clochers et 2 nefs, l’église Saint Hilaire possède également des chapiteaux intéressants ainsi que de marques de fortification.
A l’intérieur de l’église, le chapiteau sud représente Daniel assis entre deux lions qui lui lèchent les mains, le chapiteau nord représente David tuant Goliath d’un coup de pierre.
De part et d’autre des fenêtres, des chapiteaux sur colonnettes représentent une sirène-poisson à double queue et en face un pélican et sur l’autre fenêtre une tête vomissant des rinceaux qui emprisonnent trois oiseaux et en face de hautes feuilles d’eau et volutes.
Pendant les guerres de religion, les communautés rurales se protégèrent des attaques en se réfugiant dans les édifices religieux. Ainsi à l’extérieur, on constate que l’église a été surélevée pour un devenir un bâtiment fortifié. Sur un contrefort de la façade nord-est, l’église est dotée d’une échauguette comportant une pierre tombale de récupération. La nef était alors fortifiée comme en témoigne les gouttereaux percés d’ouverture pour le passage d’arquebuse.

Échauguette (Dans un château fort ou une fortification, une échauguette est une petite pièce carrée, polygonale ou cylindrique, le plus souvent construite en encorbellement et dotée de mâchicoulis et de meurtrières, destinée à abriter un guetteur et à lui permettre d'avoir un champ de vision complet sur le secteur) : Pendant les guerres de religion, les églises étaient un lieu de refuge pour les populations locales. L'église St Hilaire en possède une sur un de ses contreforts. l'échauguette a été construite avec une pierre tombale de récupération. La nef était alors fortifiée, comme en témoignent les gouttereaux percés d'ouvertures pour le passage d'arquebuses.
Fonds baptismaux : placé dans le fond de l'église, les fonds baptismaux de Rimons sont placés dans une niché décorée d'une fresque murale évoquant le baptême du Christ par St Jean Baptiste. Ils sont en pierre et possède toujours sont couvercles en bois.

Découvrez un lieu unique où la nature, la culture et l'histoire se rencontrent. Laissez-vous envoûter par les paysages pittoresques, les vignobles vallonnés et les charmants villages de l'entre deux mers.